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J'arrête la pilule



Bye Bye, J'arrête la Pilule

Et je vous explique pourquoi 

J'ai décidé il y a quelques semaines d'arrêter la pilule. Quand ma gynécologue m'a dit de changer immédiatement de pilule car je risquais de faire un avc avec celle que je prenais depuis des années, ça a été la goutte d'eau et j'ai dit stop. J'ai eu envie d'écrire un article sur ce sujet parce que c'est non seulement, extrêmement important et surtout, c'est quelque chose qui touche énormément de femmes. J'ai décidé d'écouter mon corps qui allait mal, de le respecter et d'arrêter de le faire souffrir en arrêtant de prendre la pilule. Petit Disclaimer: Je ne suis pas médecin, je ne suis pas gynécologue. Donc ce que je vais partager avec vous dans cet article me concerne moi, en tant que femme, mon vécu et je n'ai pas la prétention d'avoir en mains les clés permettant à ceux qui me liront jusqu'au bout de les guider dans ce domaine. Je peux en revanche espérer par le biais de mon expérience, que celles qui ressentent actuellement le besoin de changer de contraception et/ou d'arrêter la prise de la pilule, se reconnaitront peut être et essaieront de mettre en place quelque chose pour les aider à aller mieux. C'est ce que j'ai fait de mon côté et j'en suis contente.

  Quelques Stats 

Maintenant c'est le moment où je vais vous balancer quelques statistiques. Ce n'est pas pour faire joli ou pour vous donner envie de dormir en ajoutant des séries de chiffres mais plutôt pour donner un cadre général à ce qu'est la prise de pilule et surtout, car les chiffres sont très parlants. En France, il faut savoir que la prise de la pilule est la première méthode contraceptive utilisée - 50,5% chez les 15-29 ans contre 25% des Britanniques et 22% des Espagnoles (source), 4 femmes sur 10 prennent la pilule. Soit pratiquement une femme sur deux. Il se vend 41 boites de pilules contraceptives toutes les minutes en France, soit 21,8 millions de boites, qui représentent 1 050 tonnes de pilules emballées. (source). C'est quand même énorme lorsqu'on y pense.

 • Le début  

J'avais quinze ans lorsque j'ai commencé à la prendre. J'avais des règles extrêmement douloureuses, je vomissais, je me tordais de douleurs en pleurs pendant des heures, je ne pouvais presque plus bouger et c'était invivable. Rien que d'y penser, j'en frissonne. C'était horrible. Ma mère ne supportant plus de me voir aussi mal tous les mois a pris rendez-vous chez mon médecin traitant qui m'a envoyé chez la gynécologue. Cette dernière m'a prescrit la pilule Leeloo. J'étais contente, je trouvais qu'elle avait un nom cool qui me faisait penser au film Le Cinquième élément. Sauf que non, ce n'était pas cool. Leeloo, n'était en réalité qu'une Pilule oestroprogestative, un petit comprimé à prendre quotidiennement, rien de plus qu'un mélange de deux hormones. J'ai commencé à la prendre et les douleurs ont fini par se dissiper. Elles étaient toujours là bien évidemment. Mais elles étaient à présent supportables. J'étais contente, je me sentais enfin libre. Je pouvais aller en cours sans finir à l'infirmière en pleurs. Je ne craignais plus les trajets en voiture si nous partions en vacances ou même de perdre des journées en vacances parce que j'étais contrainte de rester au lit avec une bouillotte sur le ventre en position fœtus et terminé les examens au lycée que je n'arrivais pas à finir tellement j'avais envie de partir m'allonger dans le couloir. J'étais heureuse, mon quotidien en était changé. Mais était-ce forcément une bonne chose?

 Le Premier Arrêt 

J'avais presque vingt-trois ans quand je suis partie vivre aux Etats-Unis. J'avais dans ma valise un stock en avance de plaquettes de pilules pour pouvoir être bien pendant quelques mois. Ma maman a continué à m'en envoyer et j'ai continué à vivre sous pilule comme ça pendant presque deux ans. Trois mois avant mon départ, je me suis retrouvée sans plaquettes. Ma mère m'avait envoyé un paquet mais à la douane, bizarrement, ce n'était pas passé et à la place, j'ai reçu un paquet contenant des boites vides. Ils avaient jeté toutes les plaquettes. J'étais en panique totale. Et puis j'ai finalement pensé que ça allait, que c'était que trois mois à tenir. Autant vous dire que les douleurs de mon adolescence sont revenues immédiatement. Je me souviens que j'étais présente sur un marathon et je n'ai pas même pas pu rester plus d'une heure là-bas ! Pour tout vous dire, on m'a ramené chez moi et j'ai fini sur le sol de la salle de bain en pleurs, me tordant de douleurs. J'ai même appelé ma mère en pleurant. Je n'avais pas ressenti ces douleurs depuis tellement longtemps. Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, même si c'était douloureux, très douloureux, j'étais surprise d'être contente de ressentir cela. Mon corps était mieux. J'ai appris à refaire confiance à mon corps et à l'écouter. Ca a duré moins d'un an, puis en rentrant je l'ai reprise pour des raisons pratiques. Sauf que j'ai vite déchanté. 

L'arrêt définitif 

Depuis plusieurs mois, pendant ma semaine d'arrêt - je prenais la pilule sur trois semaines, puis je l'arrêtais et avais mes règles pendant cette semaine d'arrêt, je souffrais d'un mal de tête atroce. Les cachets ne faisaient rien, j'avais très mal, les médecins pensaient que j'étais migraineuse mais les cachets qu'ils prescrivaient n'avaient aucuns effets. En allant voir ma nouvelle (et adorable) gynécologue pour faire les examens habituels, je lui ai parlé par hasard de ces maux de tête. Elle m'a demandé si je les avais à chaque fois pendant l'arrêt de la pilule, j'ai répondu que oui c'était en effet le cas. Et elle m'a alors fait (calmement) paniqué en me disant qu'il était nécessaire que j'arrête la prise de cette pilule car elle pouvait causer un avc et ces maux de tête en étaient peut être les prémices. La pilule Leeloo. J'ai jeté toutes les dernières plaquettes restantes. Et j'ai jeté l'ordonnance pour la nouvelle pilule qu'elle m'avait prescrite, une sans semaine d'arrêt, que je devrai prendre en continu. J'ai dit stop. J'ai regardé et lu un tas de choses à propos des conséquences de la pilule chez certains. Et après avoir bien réfléchi, j'ai décidé d'arrêter. J'en ai d'ailleurs parlé à mon compagnon qui m'a dit qu'il était important que je cesse de faire du mal à mon corps avec ça et j'étais quand même rassurée de voir qu'il avait le bon comportement face à ça.


Et maintenant?

On se dit rendez-vous dans quelques mois ou un peu plus tard avec un bilan après cet arrêt définitif. Je tiens encore une fois à préciser que cette décision fut la mienne, elle m'appartient et je ne critique en rien la pilule ou celles qui y font appel. Cela a été mon cas pendant de nombreuses années, et cela m'a aidé. J'ai également fait des examens pour voir si je ne faisais pas de l'endométriose et ma gynécologue m'a confirmé que ce n'était pas le cas aux dernières nouvelles. Les douleurs que j'ai sont donc monnaie courante même si je ne dois pas les minimiser. 


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