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Je (ne) peux (pas) voter


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Il y a quelques semaines, j'ai décidé de m'éloigner des réseaux sociaux. Je me suis sentie comme prise au piège et j'avais besoin de prendre le large. Posséder un compte facebook quand vous vivez à plus de 6000 kilomètres de l'endroit où vous avez grandi et où la plupart des gens que vous aimez se trouvent, parait être la meilleure des manières de garder le contact. Plus personne n'a envie d'écrire de belles lettres comme il y a quelques années, à part moi. J'en écris beaucoup trop peut être. Mais pour des raisons personnelles et après un ras le bol général, j'ai désactivé mon facebook, mon compte instagram et le reste. J'ai repris instagram il y a peu mais c'est tout. Je crois d'ailleurs que m'être éloignée de tout ça a été bénéfique. Surtout lorsqu'on voit la situation actuelle de la France et de ses présidentielles. 
Je ne vais pas faire de politique. Je n'ai pas les outils adéquats pour cela dans un premier temps et puis, sincèrement, à l'heure actuelle, cela ne m'intéresse pas. Je suis française et j'ai beau vivre à New York, j'ai pris le temps de m'inscrire sur les lises électorales dès 2016, afin de pouvoir voter depuis les Etats-Unis. Parce que c'est mon droit. Et mon devoir. Je ne me voyais pas ne pas voter. Je ne pouvais tout simplement pas concevoir cela. Alors j'ai passé mon Samedi après-midi dans un bureau de vote car avec le décalage horaire, nous avons dû voter ici, le Samedi et non le Dimanche. C'était déstabilisant pour moi de me retrouver au beau milieu d'un groupe de français aussi nombreux. Je n'avais pas vécu ça depuis l'année dernière. C'était surréaliste. Parfois, il m'arrive de croiser des touristes français qui sont en vacances à NYC mais cette fois là, il y avait beaucoup de français au même endroit et c'était surréaliste pour moi. Mais le plus étrange, c'est de devoir attendre autant de temps pour voter. Vraiment longtemps. 
Et puis le lendemain, à 14h, heure américaine, et 20h, en France, j'étais devant France 2, sur mon ordinateur, attendant les résultats. Autant vous dire que ça a été un choc. J'étais surprise et dégoutée pour tout vous dire. Alors oui, je sais ce qu'on va me dire - parce que j'y ai eu le droit "Tu ne vis plus en France alors ne commence pas à te plaindre". C'est bien beau de me balancer ça à la figure mais ai je vraiment besoin de rappeler le fait que je suis née en France? Que j'y ai vécu vingt-deux ans? Non. Et même si je suis à l'autre bout du monde aujourd'hui, je rentrerai l'année prochaine. Et ce n'est pas pour ça que je dois me retrouver avec un président/une présidente détestable. Parce que c'est ce qui va arriver. J'ai toujours voter à gauche, parce que mes idées sont proches du parti alors quand je suis confrontée au vote du second tour, pardonnez moi d'avoir envie de vomir. 
Je dois vous dire que l'idée de ne pas aller voter au second tour m'a traversé l'esprit. Est-ce utile d'y aller quand tu ne te sens pas proche de l'un des partis? Je sais qu'on me dit d'aller voter pour faire barrage à l'extrême droite mais voter pour le candidat adverse alors que je me sens complètement à l'opposé de son programme, cela revient à être hypocrite dans le sens où je n'ai pas envie de lui donner ma voix. Ni à lui, ni à la droite. Ai je envie de perdre mon après-midi de libre pour voter? Sincèrement je l'ignore. Voter blanc? Choisir entre la peste ou le choléras? Voilà à quoi j'en suis réduite.

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