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I Hunt Killers, Barry Lyga


Les dés étaient jetés, les cartes distribuées. Il était ce qu'il était, qu'il le sache ou non.
Peut-être n'était-il qu'un gamin avec un père cinglé, comme tant d'autres.
Ou peut-être était-il autre chose."

"Je l'ai toujours appelé Papa. Vous le connaissez sans doute sous d'autres noms: l'Artiste, la Main de Velours, l'Oeil de Satan, Green Jack. Il connaissait bien son métier, et m'a tout appris." Et si le plus dangereux serial killer au monde était. votre propre père ?À Lobo's Nod, petite ville tranquille des États-Unis, nul ne veut croire que le corps de jeune fille retrouvé dans un champ est l'ouvre d'un serial killer. Jazz, lui, en est convaincu. Et il sait de quoi il parle puisqu'il n'est autre que le fils d'un criminel célèbre dans tout le pays pour avoir assassiné des dizaines de femmes. Son père est en prison mais Jazz, lui, est libre et n'a qu'une crainte : que l'opinion le désigne comme le coupable idéal. Il décide alors de faire équipe avec le shérif et de mettre à profit les enseignements de son père dans l'espoir de démasquer le véritable coupable. Mais est-ce si facile quand on a reçu le goût du sang en héritage ? Teinté d'un humour noir et grinçant, I Hunt Killers est un thriller palpitant et totalement addictif !

MA CHRONIQUE


J'ai immédiatement eu envie de lire ce livre dès que j'en ai entendu parler et en Mars dernier, alors que j'étais au Salon du Livre à Paris, j'en ai profité pour l'acheter au stand des Editions MSK, qui m'ont d'ailleurs offert un superbe kit spécialement créer pour l’événement en rapport avec le roman - un kit de preuves policières que vous pouvez découvrir ici. J'ai tellement été séduite par tout ça qu'en rentrant chez moi, dans le train, je me suis tout de suite lancée dans ma lecture. 

Je suis une fan inconditionnelle du genre policier. En passant par Mary Higgins Clark à Agatha Christie ou encore à  Arthur Conan Doyle, j'ai toujours adoré me plonger dans des enquêtes policières bien qu'à force d'avoir lu des tonnes et des tonnes de romans du genre, je finis toujours par découvrir qui est l'assassin, qui a fait ceci et qui à fait cela généralement au milieu du livre ce qui est relativement agaçant, je l'avoue mais je continue à en lire car j'aime la manière qu'ont les auteurs de ficeler les intrigues et d'ajouter ce petit quelque chose qui donne envie de se plonger dans leurs romans.

Barry Lyga a choisi de raconter l'histoire de Jazz, un jeune adolescent de dix-sept ans, qui vit dans une petite ville américaine tout à fait tranquille et agréable, il a une petite amie, un meilleur ami, il va au lycée comme tous les jeunes de son âge, il fait même parti de  tout le monde l'apprécie. Un adolescent normal donc...Si ce n'est qu'il est le fils d'un Sérial killer. Dès la toute première page de I Hunt Killers, on rentre immédiatement dans le vif du sujet en retrouvant Jazz, planqué dans un champ et qui observe de loin des policiers qui s'affèrent sur une scène de crime où une jeune femme nue, qu'ils n'ont jamais vu dans la région et qui a été abandonnée là, morte, sur ce champ aux abords de la ville calme qu'est Lobo's Nod. Jazz s'intéresse à cette affaire, l'étudie sans être pour le moins du monde choqué ou effrayé par ce crime et tente de relever des indices, le moindre détail qui aurait pu échapper à la Police. Sachant que le père qui l'a élevé n'est autres que William Cornélius Dent, l'un des plus grands Sérial Killers de son temps, ayant en une vingtaine d'années, commis plus d'une centaine de crimes et qu'il n'en a jamais caché à son fils et ce, même en lui racontant dans les moindres détails atrocités qu'il a commis, on prend rapidement conscience que Jazz peut avoir beaucoup de mal à se reconstruire et à adopter une vie normale tout en étant considéré comme le fils du Sérial Killer par tous les gens qu'il rencontre. 

Car Jazz a été élevé par William Dent dans la perspective que celui-ci prenne un jour la relève de son père, qu'il reprennent le flambeau et qu'il devienne à son tour quand il sera prêt, un assassin, un meurtrier. Il lui a tout appris, tout expliqué car c'était ce qu'il voulait, ce qu'il désirait. Mais Jazz ne veut en rien devenir comme son père. Il veut utiliser ce qu'il a appris pour résoudre des affaires même s'il est trop jeune pour pouvoir enquêter ou pour être de la Police mais malgré ça, il cherche à savoir, à comprendre et on voit rapidement qu'il est doué et qu'il sait rapidement déduire ce qu'il faut et ce, même avant les personnes chargées de l'enquête. Au fil des pages, j'ai souvent fait le lien entre l'histoire de Jazz et celle de Dexter, personnage principal d'une série de romans et d'une série TV que j'adore - mais Jazz lui, fait réellement le bien, ne blesse personne et n'a jamais tué personne bien que parfois, on peut voir qu'il est hanté par son père, par tout ce qu'il a fait.

Par chance, notre ami est bien entouré. Il a Howie, son meilleur ami sur qui, il peut toujours compter - j'ai beaucoup aimé ce personnage que j'ai trouvé amusant à plusieurs moments. Malgré qu'il soit atteint d'hémophilie, il n'hésite pas à une seule seconde à suivre Jazz quitte à courir un danger - mais aussi Connie, sa petite-amie qui n'hésite pas à lui dire ses quatre vérités quand il le faut et qui lui montre jour après jour, qu'il n'est pas mauvais et qu'il ne ressemble en rien à son père et enfin, G. William qui est celui qui a arrêté William Dent après toutes ces années de recherche et qui tente de protéger Jazz même si celui-ci ne le laisse pas interférer et fouiner dans les affaires criminelles. 

Au fur et à mesure, les crimes s’enchaînent et l'étau se resserre sur Jazz qui ne peut pas s'empêcher de s'imaginer ce que ce serait d'être du mauvais côté, d'être comme son père. Il a vraiment une personnalité complexe, il est difficile à cerner mais j'ai vraiment beaucoup aimé ce personnage qui se bat sans cesse contre ses propres démons et contre ce lourd héritage que son père lui a laissé. L'histoire en elle-même est bien écrite, j'ai lu le roman d'une traite et suivi avec grand intérêt l'enquête mené par Jazz dans le but de découvrir qui était le fameux meurtrier connu sous le nom de l'Impressionniste et même si j'ai encore une fois trouvé qui se cachait derrière ce nom, j'ai quand même été surprise par le personnage en lui-même et par le lien indirect qu'il avait avec Jazz. 

I Hunt Killers est le premier tome d'une trilogie d'après ce que j'ai compris. Le deuxième tome "Game" est déjà sorti aux Etats-Unis et je pense le commander très prochainement en VO car je ne sais pas quand il paraîtra en France. Une courte nouvelle de seize pages se situant avant ce roman a été publiée il y a un moins et s'intitule "Career Day". Je ne pense pas chroniquer cette nouvelle car elle est beaucoup trop courte pour que je puisse en parler longuement mais je ne peux que vous inviter à la lire. Elle n'est disponible qu'en anglais mais elle est trouvable gratuitement sur la toile et c'est un complément pour ceux ayant aimés ce roman. 

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1 Commentaires

  1. Je l'ai aussi acheté au SDl :p ( Hâte d'y retourner), le sac de preuves est extra !

    Je ne l'ai pas encore lu, mais je vais bientôt m'y mettre. Ta chronique donne beaucoup envie :)

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